samedi 28 avril 2012

Samana


République dominicaine - Samana

Vue du large au départ de
Puerto Plata

Le 4-5 mars 2012
Debout vers 5h30 nous déjeunons tranquillement tout en ramassant, réveillons les filles, faisons quelques sandwichs et sommes fin prêt vers 6h30 quand la douane vient pour faire notre "dispatcho". Joreane quitte d'abord, puis nous emboîtons le pas suivi de Menalippe. La sortie se fait assez bien. Les manœuvres dans le port se font doucement puisque le vent est calme à cette heure. Il y a peu de courant et op vers la sortie. Nous avons un beau chenail balisé. 

Joreane en début de navigation vers Samana

Comme nous nous en doutions les vagues de face sont au r-d-v. Phénomène créée par la différence de profondeur. Sommes toutes, ça va  assez bien. En fait nous levons la grande voile et en bénéficions un peu, très peu. Nous allons à moteur et essayons de conserver une vitesse de 5 nœuds sur le fond. Les courants et la direction des vagues nous font ralentir. La hauteur des vagues est bien de 6-9 pieds aux 6-7 sec. Ce qui fait que certaines vagues tappent! Le vent dans le nez fait que notre voile ne nous permet pas de nous appuyer correctement. Ça brasse pas mal. Nous dînons d’un petit sandwich. Élianne dort et en mange un petit morceau à son réveil. Juliette va bien. Elle grignote. Nous prenons plusieurs collations. Arrivé au souper nous sommes au large de Cayo Frances. Les vagues sont grosses et Martin va faire réchauffer le souper. Ce n’est pas un succès. Nous avons peu d’appétit et même si les filles viennent de prendre une autre gravol on a peut-être tardé un peu… bref le mal de mer s’installe. Moi je ne me sent pas très bien. Je reste couchée. J’essaie de m’occuper des filles et d’aider Martin. La nuit tombe. Élianne a son sceau. Juliette reste à l’extérieur. 

Pas besoin d'explication...

À un moment Juliette vient me chercher car Martin a besoin d’aide. C’est que notre réparation du bosseior n’a pas tenue. Une vis qui retient une des barres qui travaille en tension  a lâchée et cogne sur la coque. Je retient le tout du mieux que je peux en empêchant le dinghy de trop se balancer. Martin va chercher la drisse du genois pour l’attacher à l’arche. Nous ajoutons aussi deux autres cordages pour stabiliser le tout. Le dinghy donne trop de coups et nous décidons de le descendre à l’eau pour soulager la structure et éviter que l'ensemble arrache (ça supporte aussi nos précieux panneaux solaires). La manœuvre est longue et délicate. Une fois à l’eau nous devons vite le détacher car ça tire fort sur le bosseior. Nous enlevons aussi les équipements que nous trimbalons dans le dinghy, c’est un peu notre garage… palmes, sceau, jeux de sable etc. Il est attaché court et nous espérons que les vagues ne le remplieront pas… Il nous reste un cap à passer. Heureusement, ce dernier sera moins éprouvant que le précédant. Juliette est allé dans la pince chercher une frontale et est maintenant prise du mal de mer. Je reste dans le cockpit et Martin peut aller dormir un peu. Vers 3 heures il remonte et je retourne me coucher. 

Tige qui s'est détachée

Contenu du dinguy transféré dans le bateau

Nous tournons vers la baie de Samana. Nous recevons un appel de Triumph qui nous voit arriver. C’est quand même rassurant. Nous ralentissons pour faire de l’eau avant d’arriver car l’eau est sale dans le fond de la baie. On s’encre devant Santa Barbara de Samana juste en face du petit pont surnommé le "Nowhere bridge".


On a pas mis de ligne à l'eau mais on a
pêché... des poissons volants!
S’ensuit la visite du commandant du port avec ses pêcheurs et traducteurs qui veulent une propina. Ensuite il y aura également la douane qui veut nous charger des frais également. À ce moment nous communiquons avec un bateau ami qui vient d'avoir leur visite pour savoir si il s'agit de frais véritables ou d’une arnaque… Nous avons déjà acquitté notre entrée à Puerto Plata. Sylvain nous répond qu’il a décidé d’aller rencontrer le responsable pour voir la loi et payer là si c’est le cas. Nous répondons donc que nous ferons de même. Nous avons ainsi le temps de prendre un petit déjeuner et de dormir un peu. Nous réparons l’attache de la barre du bosseoir et Martin va avec Triumph en ville. Les filles et moi commençons un petit ménage plus que bienvenu. Nous prenons notre souper dans le cockpit et savourons la vue sur la petite ville avec une jolie promenade illuminée. Que c’est bon de ne plus se faire arroser par la brise marine que nous avons connue à Ocean World! Nous regardons un film et au dodo! Nous prenons une bonne nuit de sommeil malgré le rouli du à la vague qui entre dans la baie…. Longue de plus de 15 miles! C’est que la mer est très grosse par là. On est bien content d'être à destination!



Vue de Santa Barbara
Le 6 mars 2012
Coucou au réseau du capitaine, Nycole mentionne notre message à Sylvain de Sly-Sen et nous nous sentons obligé de rassurer les grands-mères. Notre traversée a été éprouvante mais on y est arrivé. La côte dominicaine est vraiment difficile à naviguer et on a relevé le défis!
Ce matin nous voulons nous mettre les pieds sur la terre. Nous en avons assez de brasser… Alors excursion en ville. Dîner au resto Chinos – renocntre monsieur et petit garçcon – le maire comme voisin de table
Catamaran qui chasse – appels skype mamie et grand-mum.

Vue de la baie vers le petit pont

Tournée en ville avec Joreane – farmacia, ferreteria e mercado, boulangerie et vraie crème glacée. Hot dogs sur bbq! Enfin pas trop de vent pour l’utiliser. Film et dodo.

Ma grande devant un bosquet de fleurs


Moyen de transport ici à Samana, le moto-concho
au lieu du vélo c'est une moto...
Le 7 mars 2012
Aujourd’hui après l’école nous allons à terre faire un peu d’épicerie. Joreane nous rejoint. Nous explorons ensemble Ferreteria (quincaillerie), mercado et bakerie. Au retour, crème glacée. Aussi stop à la farmacia pour dramamine pour les filles en vue de la prochaine traversée. On redoute un peu le fameux Mona passage vers Puerto Rico.
Souper au resto pour la journée de la femme, demain. Café de Paris. Pizza en compagnie de 3 autres équipages : Joreane, Triumph et Menalippe. Le mouillage est vraiment rouleur! C’est que la mer est déchaînée et la baie est ouverte sur l’océan.


Souper au café de Paris

2 commentaires:

  1. Quelle traversée ! La photo des filles a crevé mon coeur de grand mère, je les trouve bien braves pour des enfants de cet âge.
    Mais toutes les autres belles expériences et découvertes doivent compenser amplement pour ces désagréments. Çà ne devait pas être très tentant d'entreprendre le ¨ Mona passage ¨?
    En tous cas la description doit être bonne car j'étais tout croche pour vous et aussi éblouie par les beaux paysages et assez intriguée par votre pêche miraculeuse.
    Continue tes beaux récits ma grande, je les li toujours avec beaucoup d'intérêt et je sais que nous sommes plusieurs à te lire mais malheureusement les lecteurs se font avares de commentaires.
    Mom xx

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  2. FÉLECITATION, VOUS AVEZ TRAVERSEZ AVEC DE GROS EFFORTS MAIS BELLE RÉUSCITE BRAVO A L'ÉQUIPAGE.LES FILLES VONT-ELLES AVOIR LA PIQURE APRES TOUTES CES EXPÉRIENCES LÀ? JE LES TROUVES TRES SAGES ET GRANDIES APRES CHAQUES EXPÉRIENCES.J'AI DES FRISSONS ET MêME LARME A L'OEIL QUAND JE LI TOUT CA. MERCI FRANCE ET L'ÉQUIPAGE POUR TOUS CES ECRITS ET PHOTOS QUI NOUS PERMETS DE VOUS SUIVRE.JE VOUS SENT LOIN ET PROCHE EN MÊME TEMPS.MAMIE QUI VOUS PORTE DANS SON COEUR.BYZOUX A VOUS QUATRE XXXXXXXXXXX MAMIE

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