Traversée République - Haïti - Île a vache
17 au 19 février 2013
Le 18-19 février 2013
Ce matin petite heure d’école en préparant la navigation. Nous avons bien pris notre météo – 3 fois plutôt qu’une avec les deux fronts qui sont de chaque côté de nous. Nous partirons vers 10h30 pour éviter ce que nous croyions être un phénomène local de vent fort qui se lève sur l’heure du midi depuis deux jours… Nous quittons donc avec près de 20 nœuds de vent constant montant à 26-28 dans les rafales! Les vagues sont faibles alors nous allons avec un peu de genois seul. Contrairement aux prévisions le vent demeurera jusqu’aux petites heures du matin avec une mer qui devient très formée et grosse. Nous avons également droit au roulis caractéristique de la navigation au portant mais avec des vagues croisées. Heureusement un fort courant nous pousse aussi en avant.
Desirada demeurera toujours en vue. Ses feux sont rassurants pas ce temps. On est pas tout seul. Un peu avant le levé du soleil, l’odeur change. La terre, on la sent avant de la voir. Nous voyons finalement l’île à vache. Superbe endroit. De belles plages de cocotiers sans méga complexes hôteliers Plein de petits bateaux à voile, on dirait un après-midi de plaisance sur le lac Champlain. Erreur, il s’agit de pêcheurs avec leurs barques à rame ou à voile. En effet, Haïti , avec son niveau de pauvreté, pratique toujours la pêche à la voile. C’est dur mais c'est très beau à voir.
| Levé de soleil sur Haïti |
| Pêcheur à la voile |
Mais ce faisant, les gens du coin viennent à notre rencontre. Sur des planches à voiles, des barques qu’ils appellent michelin ou tout autre petit bateau. Ils veulent nous souhaiter la bienvenue, se nommer, connaître notre nom et offrir leurs services. Guide, petits plats, lavage de linge, etc… C’est assez impressionnant. Ils se tiennent tout autour du bateau et ça rend la manœuvre une peu pénible. Il faut dire qu'après une nuit de navigation on a pas beaucoup de patience...Une fois ancré ce sont aussi les enfants qui viennent jusqu’au bateau pour jaser et offrir tomates, amandes… Probablement qu'avec les filles ça attire aussi les autres enfants. Nous comprendrons au fil des jours que notre présence constitue une forme d'apprentissage en nous observant. Il n'y a pas d'électricité sur l'île et non plus de poste de télé. Nous voir ancré à côté de chez-eux leur offre une chance de nous regarder vivre. Nous sommes une sorte de téléréalité de la vie américaines...Bref, toute une arrivée. Le voisin vient nous voir pour nous dire que la première journée c'est toujours comme ça.
| Aperçu de la côte vers l'ancrage |
| Desirada avec le comité d'acceuil - au même moment on en avait autant! Tout en mettant l'ancre... |
Martin part en dinguy voir Siga Siga et Frank. Nous sommes un peu décontenancé d’apprendre que les activités auxquelles nous devions participer sont terminées et qu’il repart demain… décidément, toute une organisation!!! Nous sommes choqué mais en même temps il y a toujours eu une certaine zone grise. Ce que ça comprenait et ce que ça ne comprenait pas. On apprendra aussi que notre ami est le seul à payer pour faire surveiller bateau et dinghy. On repense à notre discussion sur les petits cadeaux à droite et à gauche et commençons à être convaincu que notre bonhomme leur inculque lui-même cette façon de faire si déplaisante…
Bref, on a quand même d’autres moyens et un bateau de l’orphelinat vient chercher les biens que nous avons apportés. Nous irons également faire une visite jeudi en faisant un saut au marché de Madame Bernard – le nom du village. Nous prévoyons aller aux Cayes et visiter un peu. Cependant, pour le moment on est claqué.
On laisse couler la journée, on observe la vie autour,
| Bateaux de pêche |
| Construction d'une nouvelle barque |
| Bonne nuit Ile a vache, bonne nuit Caille coq! |
Avec ces photos et la description de ces petits coins où les gens vivent de façon très rudimentaires, on se croirait à une autre époque, c'est charmant mais désolant à la fois. La réception des habitants à votre arrivée nous rappelle des souvenirs de certains de nos passages dans des petits villages du Mexique avec nos VR. La ¨vaca¨ressemble drôlement à notre Rosita, la ¨vaca¨du Tacho's à PV. Les photos sont magnifiques, de vraies cartes postales.
RépondreSupprimerGrand mom xx
LES PHOTOS PARLENT,JE VOUS TROUVES TRES BRAVES DANS CES TEMPÉRATURES. ILS ONT APPRIS A PROFITER DE TOUT CE QUI PASSE..... JE CONTINUE A VOUS SUIVRE,LA DISTANCE RACOURCIE.... CALINS ET BYZOUX MAMIE
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